Résidence, chambre de Horace
Horace était rentré de l’hôpital avec 6 points de sutures et un magnifique cocard, il s’était allongé sur son lit. Il savait qu’il n’aurait pas dû réagir si violemment, ce n’était pas la première fois qu’on parlait de sa mère, la Présidente des Etats-Unis, mais cette fois la remarque de Nathan avait été particulièrement virulent et il n’avait pas pu s’empêcher de lui infliger une correction.
Horace écoutait de la musique, il savait que de toute façon ses parents seraient au courant de cette histoire d’une part par les services secrets et d’autre part par le lycée car il prévenait les parents à chaque incident de ce genre. Et puis avec l’œil qu’il avait il n’aurait pas pu cacher ce qui s’était passé. Il écoutait de la musique, il n’avait pas le courage de faire ses devoirs ou quoi que ce soit d’autre. Son œil commençait à lui faire mal, les calmants qu’on lui avait donnés ne faisaient plus effet. Il décida donc de se lever et de se rendre dans la cuisine pour mettre de la glace sur sa blessure.
Cuisine
Horace arriva sans faire trop de bruit dans la cuisine, il regarda tout autour de lui, il n’y avait personne, il se dirigea vers le congélateur, et regarda s’il trouvait des glaçons, pour son grand bonheur il y trouva une poche de glace, il referma la porte du congélateur et voulut se diriger vers un placard pour emballer la poche dans du papier absorbant mais il tomba nez à nez avec sa mère, il ne l’avait pas entendu entrer. Il devint livide, il savait qu’il serait confronté à une discussion avec elle ou son père voir les deux, mais là il avait été surpris alors qu’il ne s’y attendait pas
Horace : ah bonsoir dit-il d’une voix mal assurée
Mac le regarda et vit surtout son œil gonflé et tout noir avec les points de sutures, elle désapprouvait la façon dont son fils s’était comporté et voulait savoir le fin mot de l’histoire
Mac : j’ai cru comprendre que tu t’étais battu au lycée, et je peux savoir pour quoi ?
Horace : moi me battre !? Non pas du tout je me suis fait ça en chahutant dit-il ironique, il ne voulait pas parler de ce qui s’était passé et il était sur la défensive
Mac : Horace te moques pas de moi je crois que ce n’est pas le moment mais qu’est-ce qui t’ai passé par la tête bon sang ??
Mac n’avait pas du tout apprécié la réaction de Horace et elle se mit en colère
Horace : j’ai pas envie d’en parler
Mac : il faudra bien pourtant je ne sais pas si tu te rends compte mais c’est grave ce que tu as fait
Horace : je suppose que t’as raison comme d’hab…bon je dois y aller j’ai des trucs à faire
Horace décida qu’il valait mieux qu’il retourne dans sa chambre, quitta donc la pièce
Mac : Horace je n’ai pas fini !!!....elle n’avait pas pu finir sa phrase, Horace était déjà sorti. Elle soupira, décidemment elle trouvait la période de l’adolescence particulièrement horrible. Elle était en pleine réflexion quand Vince l’appela, il fallait qu’elle aille en salle de crise.
Bureau Ovale
Mackenzie : Je ne comprend pas ce qui c'est passé ! C’était un véritable désastre !
Kelly : Pas tant que ça. Les journalistes étaient juste un peu ... énervés !
Jim : Kelly voyons ! Ils l'ont carrément descendu en public !
Un silence suivit. La conférence de presse avait été un désastre. Les journalistes avaient accusé la Présidente d'avoir voulu " mettre hors jeu " Templeton d'une façon odieuse. Mac n'avait même pas pu parler tellement ils criaient. Et elle a même du évacuer la salle...
Jim : Bon au moins on aura essayer de leur faire comprendre qu'on y est pour rien.
Mac : Vu le résultat je ne suis pas sur qu'ils nous ont cru !
A ce moment là Vince entra.
Vince : Madame, Les journalistes demandent a vous voir.
Mac : Comment ça ? Vous voulez dire qu'ils sont là ?
Mackenzie montra la porte du bureau.
Vince : Oui. Ils sont une dizaine et ont amené leurs cameras. Ils disent qu'ils sont en direct, on a vérifié et c'est vrai. Que dois-je faire madame ?
La présidente réfléchie un instant. Le reste des personnes présentent se regardèrent. Ils se demandaient ce qu'aller décider la présidente. ça ne s'était jamais vu, des journalistes comme cela !
Mac : Faite les rentrez mais avant vous les fouiller et prévenez la sécurité d'être prêt.
Elle se tourna vers ses collègues. Alors que Vince appliquait les directives de la présidente.
Mac : Si vous ne voulez pas rester vous pouvez sortir par la porte de derrière.
Kelly : Je vais rester, ils me connaissent et puis après tout je suis votre porte-parole alors c'est mon rôle !
Jim : Moi aussi je reste !
Mac : Bon si vous voulez !
La porte s'ouvrit, laissant entrer la troupe de journalistes et de camera mens. Tous regardèrent autour d'eux lorsqu'ils entrèrent car la plupart, si ce n'est pas tout, n'étaient jamais entrés dans ce bureau.
Après les quelques instant de surprise ils se tournèrent un a un vers la présidente, kelly, Jim et Vince.
Ils se trouvaient alors tous au niveau des canapés mais étaient tout de même debout.
Charlie : Bonjour !
Mac lui lança un regard noir. Ce qui fit disparaître les sourires sur les visages des journalistes.
Mackenzie : Que voulez-vous ?
Charlie : Nous voudrions des explications sur cette cassette !
Mackenzie : Au dernière nouvelle j'avais demandé une conférence de presse pour ça ! Oui ou non ?
Charlie : Et bien ...
Mac : Oui ou Non ?
Tout le monde fut impressionné par la colère de la Présidente en cet instant. Ils ne s'étaient pas attendu a cela.
Charlie : Oui.
Mac : C'est bien ce que je me disais aussi. Alors la prochaine fois que vous aurez des questions vous me laissez parler !
Les journalistes n'osèrent ajouter un mot. Vince, Qui était sortie car le téléphone avait sonné venait tout juste de re-rentrer dans le bureau. Il fit un signe a mackenzie.
Mac : Vince ?
Vince : On vous attend dans la salle Roosevelt.
Mac : Bien j'arrive.
Elle regarda les journalistes puis dit :
Mac : Bon au revoir.
Elle ne les laissa pas répondre et sortie du bureau sans les regarder.
Jim la suivit tandis que Kelly faisait sortir les journalistes avec leurs cameras.
Chambre Présidentielle
Il était tard quand Mac arriva dans la chambre, elle était épuisée. Elle essaya de faire le moins de bruit possible, elle ne tenait pas à réveiller Rod. Elle commença à avancer doucement vers le lit quand la lumière s’alluma, manifestement Rod ne dormait pas.
Mac : Désolée, je t’ai réveillé…
Rod : Non ne t’inquiète, je ne dormais pas…comment ça va ? demanda-t-il, il savait ce qui se passait en ce moment et il se douait que ce ne devait pas être facile pour Mac de gérer cette crise.
Mac : disons qu’on a connu mieux, la presse me décrit comme la parfaite hypocrite qui se sert des erreurs de jeunesse de Templeton pour le mettre hors-jeu et…ah oui et Horace s’est battu mais ça je suppose que tu le sais déjà, j’ai essayé de lui en parler mais avec mon emploi du temps, c’est un peu « compliqué »…Mac soupira
Rod : Si tu veux je parlerai à Horace mais ne te fais pas soucis, je suis sûr que tout va s’arranger
Mac : J’en doute, tu aurais dû voir comment la presse a réagi pendant la conférence, on aurait dit des fauves !!!
Rod : Il faut leur laisser le temps d’accuser le coup, mais je suis persuadé qu’ils vont oublier ça très vite
Mac : Rod, il ne s’agit pas seulement de ça, ils remettent carrément mon intégrité en cause et ça je ne peux pas le supporter…
Rod : Mac, ceux qui te connaissent savent que tu es une personne honnête et formidable, tu es qui tu es et non pas comme les gens te voient
Rod prit Mac dans ses bras et l’embrassa tendrement. Rod la regarda, elle avait les traits tirés et semblait vraiment fatiguée.
Rod : Je crois que tu ferais bien de dormir un peu
Mac acquiesça, elle embrassa Rod et se mit au lit.
Bureau Ovale (matin)
Mac était depuis quelques heures maintenant, elle travaillait sur quelques dossiers. Soudain, elle fut interrompue par Vince
Vince : Madame, on vous attend en salle de crise
Mac : Merci Vince
Salle de crise
Mac entra dans la salle de crise, Jim était présent ainsi que quelques autres personnes.
Mac : Bonjour, je vous en prie asseyez vous. Alors que se passe-t-il aujourd’hui ? demanda-t-elle s’attendant au pire
Jim : Nos services ont mené une enquête Madame, et ils savent qui a remis la cassette à la presse, il s’agit de Gordon Eli, il a été appréhendé et il est interrogé en ce moment. Nous pensons qu’il a été payé par quelqu’un pour faire ça, il est très peu probable qu’il aie agi pour son propre comte, il n’y avait aucun intérêt. Alors nous essayons de savoir pour qui il travaillait.
Mac : Bien c’est déjà ça…je vous remercie Jim, sinon que pouvons nous faire d’autre ?
Jim : Excepté attendre Madame, je ne vois pas ce que nous pourrions faire de plus
Mac : Bon et bien je vous propose de faire et une pause et d’attendre qu’il y aie de nouveau dit-elle d’un ton plutôt optimiste
Mac sortit de la salle de crise, le fait que l’homme qui avait diffusé la cassette ait été appréhendé était plutôt une bonne nouvelle, en tout cas c’était un bon début. Après ce long début de journée, elle n’avait qu’une envie, c’était de manger des cookies.
Cuisine
Mac entra dans la pièce, une douce odeur de gâteau régnait et ça lui donnait faim. Sa mère était là et était justement en train de sortir des cookies du four.
Mac : Bonjour Maman, est- ce tu aurais des cookies pour moi ? demanda-t-elle mais si elle savait d’hors et déjà la réponse. Sa mère la regarda avec un sourire
Kate : Oh mais tu sais qu’il y a toujours des cookies pour toi…alors cette journée commence bien ?
Mac : Et bien on va dire qu’elle commence mieux que celle d’hier…alors qu’as-tu prévu de faire cet après midi ?
Mac voulait changer un peu de sujet, elle savait que sa famille s’inquiétait pour elle, voulait savoir comment elle réagissait devant toute cette affaire, mais là elle ne voulait pas en parler.
Kate : Et bien, j’ai promis à Amy de jouer aux échecs avec elle, et j’ai dit à Rebecca que je l’aiderai à faire son exposé sur…les droits de la femme ou quelque chose comme ça…
Mac : Les enfants me manquent, ils ne sont pas loin pourtant mais je les vois rarement…dit Mac un peu regret.
Kate : Ne t’en fais pas, ils savent que tues là en cas de besoin dit-t-elle en essayant d’être réconfortante.
Elle allait ajouter quelque chose quand Vince entra dans la pièce
Vince : Je suis désolé de vous interrompre Madame, mais il faut que vous alliez en salle de crise.
Mac regarda sa mère
Mac : On se voit plus tard
Puis elle quitta la cuisine, suivie de près par Vince.
Salle de crise
Mac était dans la salle de crise, elle était arrivée depuis quelques minutes.
Mac : Bon si nous sommes là c’est qu’il y a du nouveau à propos de notre histoire, alors que se passe-t-il ?
Jim : Le suspect a été interrogé et comme nous le soupçonnions, il agissait pour le compte de quelqu’un, Madame, il semblerait que ce soit un une personne proche de Templeton ou qui a commandité cet acte. Apparemment une grosse somme d’argent lui a été versée pour faire ça, ses comptes ont été vérifiés. Cependant il ne sait pas exactement qui lui a demandé de donner cette cassette, il n’a jamais vu la personne…
Mac : Donc on ne peut pas réellement affirmé que Templeton ou qui que ce soit de son entourage soit coupable
Jim : Non en effet Madame, mais nous avons un coupable !!!
Mac : Oui…mais j’aimerai bien pouvoir avoir la personne qui est à l’origine de tout ça, je ne vois pas comment on pourrait l’amener à se dénoncer…à moins que… Mac réfléchit un instant
Mac : Je ne pense pas que Templeton soit directement lié à ce scandale, il ne va se salir les mains, donc si on part du principe qu’il a confié ce sale boulot à quelqu’un d’autre, nous n’avons qu’à affirmer dans une conférence de presse que nous détenons la personne qui a donné cette cassette et qu’elle a donné des noms. En sachant cela, je pense que Templeton se séparera de celui qui a donné les directives à Gordon Eli et après on peut supposer que par vengeance, cette personne avoue tout ou alors nous l’aiderons un peu. Vous pensez que ça peut se tenir ?
Jim : A vrai je pense que c’est tout à fait plausible, connaissant Templeton…de toute façon nous ne risquons rien à essayer, si au pire il ne se passe rien, nous déclarerons Gordon Eli comme seul coupable et l’affaire sera quand même clause.
Mac approuva d’un signe de tête, de toute façon la situation ne pourrait être que meilleure, alors il fallait tenter le tout pour le tout.
Mac : Je veux qu’on convoque la presse le plus rapidement possible s’il vous plaît
Jim : Bien Madame, je vais voir Kelly
Mac : Merci Jim
Mac sortit de la salle de crise, elle n’avait pas beaucoup de répit, la conférence était prévue dans un quart d’heure, juste le temps de se préparer.